17.9.06

Visite du Palais de l'Elysée

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, Collin et moi avons décidé de découvrir le Palais de l'Elysée, siège de la Présidence de la République. Nous aurions sans doute abandonné cette idée si nous avions su dès le départ que nous en aurions eu pour plus de six heures d'attente ! Arrivée à 9h15, entrée dans la Cour d'Honneur à 15h, début de la visite à 15h45... fin de la visite à 16h45 (en prenant bien notre temps !). Alors, je vous propose quelques photos pour vous épargner une telle galère pour une heure de plaisir...
Une file d'attente jusqu'à la Concorde !




La Cour d'Honneur :



Le Vestibule d'Honneur :


(Hommage à la Révolution française, Arman, 1984)


L'Escalier d'Honneur ou Escalier Murat :




Le Salon des Portraits :




Le Salon Pompadour :




Le Salon des Ambassadeurs :





Le Salon des Aides-de-Camp :



Le Salon Murat (accueille le Conseil des Ministres) :




Le Jardin d'Hiver :




La Salle des Fêtes :








La Salle-à-manger Napoléon III :






Quant au Jardin de l'Elysée, quelques privilégiés ont eu droit à une visite commentée par Bernadette Chirac en personne.

Nous autres ne pouvions apprécier la vue du jardin que par les fenêtres :





Et pour terminer, un petit mot d'histoire tiré du site dédié à l'événement :
En 1722, l'architecte Mollet édifie pour le Comte d'Evreux un hôtel qui constitue le corps principal du Palais de l'Elysée. Propriété successivement de la Marquise de Pompadour en 1763, qui le légua à sa mort à Louis XV, puis de Louis XVI, de la duchesse de Bourbon, l'hôtel d'Evreux connaît pendant la Révolution plusieurs affectations. Il prend le nom d'Elysée quand la duchesse de Bourbon le vend au négociant Howyn qui y organise fêtes et bals. Propriété ensuite du prince Murat puis de l'Empereur Napoléon Ier, celui-ci y signe son abdication le 22 juin 1815 dans le Boudoir d'Argent. Le 12 décembre 1848, l'Assemblée Nationale assigne "l'Elysée National" comme résidence du Président de la République. Le maréchal Mac-Mahon s'y installe en 1874. Le Palais de l'Elysée sera désormais la résidence officielle des Présidents de la République. Edifié entre cour et jardin, il reste l'un des meilleurs exemples du modèle classique : un vestibule d'entrée situé dans l'axe de la Cour d'Honneur et des Jardins, un corps de logis double en profondeur, un Grand Appartement ou Appartement de Parade partagé en son milieu par un Grand Salon ouvert sur le jardin.

15.9.06

Cinéma : les séances de la rentrée

De retour sur Paris, trois séances de rattrapage des films sortis le mois dernier - ou en début du mois de septembre.

La Science des Rêves (The Science of Sleep), de Michel Gondry, avec Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Miou-Miou.
Le synopsis : Venu travailler à Paris dans une entreprise fabriquant des calendriers, Stéphane Miroux mène une vie monotone qu'il compense par ses rêves. Devant des caméras en carton, il s'invente une émission de télévision sur le rêve.
Un jour, il fait la connaissance de Stéphanie, sa voisine, dont il tombe amoureux. D'abord charmée par les excentricités de cet étonnant garçon, la jeune femme prend peur et finit par le repousser. Ne sachant comment parvenir à la séduire, Stéphane décide de chercher la solution de son problème là où l'imagination est reine...
Un film d'une folle créativité, un peu décousu, tout comme la confusion qui règne dans la vie du protagoniste, un jeune homme lunatique qui ne distingue plus ses rêves de la réalité. Gael Garcia Bernal l'incarne avec beaucoup de tendresse et d'humour ; Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), elle-même très habile des mains et créatrice d'objets originaux (comme ce petit cheval auquel il va ajouter un moteur), forme avec lui un couple idéal, mais qui ne se retrouve que dans le monde imaginaire. En réalité, les deux personnages ont un problème de communication, se heurtant à la difficulté d'avouer leurs sentiments...
On se laisse porter par les trucages et les effets spéciaux du film, comiques ou poétiques, d'une inventivité débordante. Un petit tour sur le site officiel donne une très bonne idée du film.


Le Vent se lève (The Wind that Shakes the Barley), de Ken Loach, avec Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham, Orla Fitzgerald.
(
Site officiel anglais ;
Site du distributeur français)
Le synopsis : Irlande, 1920. Des paysans s’unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté. Alors que la détermination des insurgés mène les Britanniques dans l’impasse, les deux parties conviennent d’un traité pour mettre fin aux effusions de sang. Mais cette apparente victoire divise les Irlandais qui luttaient jusque-là côte à côte et déclenche une guerre civile : des familles se déchirent, des frères deviennent ennemis.
Le film dépeint les événements historiques de manière précise, laissant sa place autant à la cruauté qu'à l'émotion. Il s'intéresse à la fois aux dimensions collective et individuelle, alternant des séquences d'opposition entre groupes, et des séquences intimistes, qui se focalisent sur les réactions de Damien, de Teddy et de Sinead (la jeune femme avec laquelle Damien noue une relation amoureuse). Un ton très juste, des acteurs convaincants, des décors naturels splendides. Et une Palme d'or bien méritée à Cannes.
Le film suscite surtout une réflexion sur le pouvoir et la domination, ainsi que sur l'ambivalence entre le bien et le mal. Au début du film, on se projette du côté des "bons", des révolutionnaires qui se rebellent contre des armées anglaises inhumaines. Mais dans la deuxième partie du film, nos repères sont bouleversés. Il est difficile de savoir qui a raison entre ceux qui acceptent de manière pragmatique le traité signé avec les Britanniques, et les idéalistes qui continuent de vouloir se battre pour une indépendance absolue (leurs arguments respectifs sont d'ailleurs exposés dans une séquence cruciale du film). Ainsi les "bons" peuvent aller jusqu'au fratricide afin de combattre pour le camp choisi. Selon Ken Loach, les événements décrits dans le film trouvent un écho dans le monde contemporain : "Tout comme la guerre d'Espagne, ils représentent un moment crucial : comment une longue lutte pour l'indépendance peut être contrecarrée, au moment même où elle va aboutir, par un pouvoir colonial qui, tout en se débarrassant de son empire, sait parfaitement maintenir ses intérêts stratégiques. C'est là toute l'habileté de gens comme Churchill, Lloyd George, Birkenhead et les autres. Une fois coincés, quand il n'est plus vraiment dans leur intérêt de refuser l'indépendance, ils cherchent à diviser le pays. Ils soutiennent ceux qui, à l'intérieur du mouvement d'indépendance, acceptent que le pouvoir économique reste entre les mêmes mains (...) Je suis certain que la situation est la même aujourd'hui dans un pays comme l'Irak, où la résistance aux Américains et aux Britanniques rassemble nombre de gens qui découvriront qu'en fait leurs intérêts divergent quand les Américains auront enfin été forcés de partir."


Quelques jours en septembre, de Santiago Amigorena avec Juliette Binotte, Sarah Forestier, Tom Riley, John Turturro (produit par Paulo Branco). (Site officiel)
Le synopsis : 1er Septembre 2001. Elliot, un espion américain, décide de disparaître alors qu’il détient une information cruciale. Dans le même temps, il cherche à revoir sa fille Orlando, qu’il a abandonnée dix ans plus tôt. Irène, une amie de longue date, doit organiser la rencontre à Venise en compagnie de David, le fils adoptif d’Elliot. Mais c’est sans compter sur la présence de William Pound, un tueur sans scrupule, poète à ses heures…
Le film sait trouver un juste équilibre entre l'histoire d'espionnage - le suspense dure jusqu'au bout - et la rencontre d'Irène (Juliette Binoche), Orlando (Sara Forestier) et David (Tom Riley). Cette rencontre provoque des situations comiques (une bataille de coussins hillarante, rare au cinéma !), des dialogues croustillants (notamment sur le rapport Etats-Unis/France) et des moments de poésie. A l'opposé de certaines critiques, ce sont plutôt ces moments intimistes et plus longs qui m'ont plu. Le film déjoue les règles du genre, et nous avons ainsi un tueur (John Turturro) qui appelle son psychanalyste après avoir commis ses meurtres, et qui récite des vers poétiques. Enfin, l'ambiance visuelle et sonore du film est très travaillée, c'est un vrai plaisir.

10.9.06

6.9.06

Animaux heureux

Parthénon (Acropole)

Dans les ruelles en hauteur, à Plaka (Athènes)

Sur la place principale d'Oia (Santorin)

Oia (Santorin)

Saoûlé par le coca ou joueur ? Fira (Santorin)

Foxy au sommet de Chora (Ios)

Photos 1, 3 et 5 par Nuno ; photos 2, 4, 6 et 7 par Doris.

Portes cycladiques

Photos 1 à 6 : Santorin.
Photos 7 et 8 : Ios.








Photos 1, 4, 7 et 8 par Doris ; photos 2, 3, 5 et 6 par Nuno.

3.9.06

Un photoblog sur nos vacances


Vous attendez sûrement avec impatience les photos de nos vacances en Grèce : Athènes, Santorin et Ios vous donnent rendez-vous dans le photoblog qui leur est exclusivement consacré.

2.9.06

Le moral des Grecs au beau fixe

Juste avant mon départ d'Athènes, a eu lieu le match opposant la Grèce aux Etats-Unis, en Coupe du monde de basket au Japon. Le match a mal commencé pour l'équipe hellène mais elle s'est rapidement rattrapée et a mené tout au long du match d'une dizaine de points. Le suspense a duré jusqu'à la fin : score final 101-95. L'équipe américaine, soutenue par une grande majorité du public car bien plus connue mondialement, s'est lentement décomposée et ne tentait plus que des actions individuelles. Une "dream-team" qui devrait peut-être se remettre en question ! Il paraît qu'un seul joueur américain gagne à lui seul les salaires ajoutés de tous les joueurs grecs !
Cette victoire a été vécue par les Grecs un peu comme le match de football des Bleus face aux Brésiliens au dernier Mondial a été vécu par les Français : provoquant la surprise et la fierté d'avoir battu des "stars" mondialement connues. En outre, ça fait toujours plaisir de voir, au moins dans le domaine sportif, une petite nation vaincre une superpuissance mondiale comme les Etats-Unis ! La fierté des Grecs a redoublé au moment où les 100 points ont été atteints. Une équipe hellène qui m'a moi-même surprise par son jeu très collectif, où chacun a sa place, avec une maîtrise technique et un sang-froid exceptionnels.
Malgré le décalage horaire qui faisait que le match était diffusé vers midi en Grèce, des klaxonnements de voitures ont retenti dans les rues et des supporters grecs ont envahi la place Omonoia au centre d'Athènes pour exprimer leur joie.
Lire aussi cet article sur le match de vendredi.