17.6.07

Mike Ibrahim, une voix suave et une musique métissée

Un peu de curiosité et de risque permettent de faire des découvertes musicales intéressantes. Nous avons ainsi découvert hier soir les tremplins "Nouveaux talents" organisés tous les samedis soir à l'Archipel, présentés par Evelyne Adam de France Bleu.
Mike Ibrahim se produisait dans cette salle de cinéma transformée en salle de concert, avec son groupe composé de deux chanteuses pour le coeur (Fred Alie et Najoua Belhadj), un bassiste et un batteur.
La biographie de l'artiste :
Né en 1975 dans la région parisienne, d'origine malgache, bretonne et afro-américaine, Mike Ibrahim grandit en Martinique. Il est très tôt attiré par la diversité de la culture antillaise, qui fait directement écho à la pluralité de ses racines. Il étudie d’ailleurs l’histoire et la littérature en langue créole à l’université des Antilles et de la Guyane. Par la suite, en 1990, il se lance dans une carrière de musicien et chanteur.
A l’image de la culture caribéenne, la musique de Mike Ibrahim est très métissée. Son premier album « Ninaroz » prône d’ailleurs l’ouverture, l’échange culturel et le dialogue.

Une voix suave et chaleureuse, un groupe plein de charme pour nous faire apprécier une agréable soirée aux sons et rythmes des Caraïbes. Une alternance d'anglais, de créole et de français comme pour parfaire le métissage. Certaines chansons étaient dédiées à des lieux de Martinique, d'autres avaient un "message" d'ouverture. La reprise "I wanna love you" de Bob Marley était enfin un hommage à ce maître qui a laissé tant d'influences derrière lui.
Bref, un moment de relaxation et d'évasion, dans une salle plongée dans le noir, une ambiance intimiste et respectueuse (pas de bavardages ni de fumée), comme un concert entre amis (pas plus d'une quarantaine de personnes). Une expérience à renouveler !
Pour écouter quelques morceaux, rendez-vous sur le MySpace de Mike Ibrahim.

16.6.07

Dancing around the world

Connaissez-vous Matt Harding et sa danse à travers différents pays du monde, devenue l'une des danses les plus populaires sur Internet ?
Sur son site Where The Hell Is Matt ?, y figurent ses 2 vidéos de voyage de 2005 et 2006, ainsi qu'une dernière vidéo avec les "scènes coupées" de la seconde. Egalement, un carnet de voyage sous forme de blog et des images satellitaires présentant les parcours de Matt par année.
Après réussi à atteindre assez tôt son but de toujours, travailler dans les jeux vidéos, le jeune Américain quitte son travail en Australie et entame en février 2003 un voyage à travers le monde avec l'argent qu'il s'était mis de côté. Au cours de ce premier voyage, il a l'idée de se filmer partout où il va en train de danser. Il monte ensuite la première vidéo, Dancing 2005, qui devient un succès sur YouTube. Il est alors contacté par Stride Gum qui lui propose de le sponsoriser pour un nouveau voyage : Dancing 2006 est le résultat de cette collaboration réussie. Ce second voyage dure 6 mois, à travers 39 pays sur les 7 continents.

Dancing 2005, de Matt Harding


Dancing 2006, de Matt Harding


Dancing Outtakes, de Matt Harding

10.6.07

Merci



9.6.07

L'Europe vue du ciel

Voici une belle escapade visuelle dans différents pays européens, à travers ce diaporama de L'Internaute Voyager qui présente des photos aériennes de Daniel Philippe.

Les paysages de l'Alentejo, au Portugal.

2.6.07

Le travail, c'est la santé

Noyée par le travail...
La masse de projets, de discussions, de sujets, de publications...
Perturbée, embrouillée par un emploi du temps trop plein...
Pas de temps mort, pas de temps libre...
Mais au moins, je suis occupée.
Je ne m'ennuie pas.
Je n'ai pas le temps.
Un peu stressée, pourtant.
Souvent fatiguée, aussi.

Les examens (les derniers ?) sont finis. Le projet de fin d'année avance à vive allure. La vie étudiante va bientôt s'achever. Un contrat à la clé de mon stage. Bientôt vingt-cinq ans.

22.5.07

L'âme seule

"Un personnage en proie à la solitude va découvrir ce qui manque à sa vie..."


Un film de Cédric Berthier, Jean-Sébastien Leroux et Maximilien Royo, trois amis d'horizons différents réunis par une passion commune, faire des films.
Raconter une histoire, passer des émotions, et ce quelle que soit la technique utilisée.

Voir aussi leur site : http://www.ameseule.com

19.5.07

Salut l'artiste...

Au revoir, Monsieur le Président.

8.5.07

Loin d'elle

Lorsque Sarah Polley se met à la réalisation, cela donne quelque chose d'équivalent à son interprétation et à ses choix en tant qu'actrice (Ma vie sans moi et The secret life of words d'Isabel Coixet) : Loin d'elle, son premier film, regorge de sensibilité, de gravité et de pudeur.

L'histoire : Fiona et Grant sont mariés depuis 45 ans, ils ont surmonté les épreuves, l’usure du temps et s’aiment tendrement. Pourtant, Fiona a des pertes de mémoire de plus en plus fréquentes. Apprenant qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer, elle décide de se faire admettre en maison spécialisée. Grant ne sait comment gérer cette séparation, rongé par la culpabilité. Impuissant, il regarde Fiona s’éloigner de lui et tomber amoureuse d’un autre patient. Grant arrivera-t-il à gérer la situation et ses sentiments ?

Ce film m'a forcément rappelé le film français Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman, avec Isabelle Carré, qui traite également de la maladie d’Alzheimer ; mais il diffère de celui-ci dans le sens où nous restons dans le monde de la réalité et de la conscience, il n'y a pas de volonté de transcrire à l'écran la perte de mémoire et la "folie" de manière surréaliste.
Nous suivons l'évolution de l'histoire du point de vue de celui qui reste lucide : Grant, le mari, et partageons avec lui les différentes phases qu'il traverse au contact de la maladie : l'espoir de la guérison, le déchirement de la séparation, la solitude, la désillusion, un nouveau "bonheur" possible...
Loin d'elle est posé, pudique, et accorde une place importante au contre-poids de la souffrance et de la solitude, et au message d'espoir (à travers notamment la figure amicale de l'aide-soignante).
Sarah Polley filme à fleur de peau les personnages (Julie Christie et Gordon Pinsent) et dévoile toute leur beauté à chaque instant - ce qui reste rare au cinéma, les personnes âgées étant généralement relayées aux rôles secondaires.
Lien vers le site officiel.

6.5.07

La Source

Même si j'ai été devancée par Nathako, je voudrais quand-même vous parler de ce très beau spectacle auquel nous avons eu la chance d'assister vendredi dernier à Argenteuil.
Je viens de réaliser que c'est même grâce à ce blog et à un commentaire laissé par le chorégraphe Ucka sur ce post, que j'ai découvert la compagnie "Les gens de". Un an tout juste après la création de ce blog, le virtuel, la blogosphère provoque une action concrète dans la vie même.
Effectivement, Ucka, "La danse Hip Hop grandit et deviendra de plus en plus surprenante pour ceux qui vous imaginent sans intelligence chorégraphique." Cette danse dite "Organic" est effectivement très riche, à la fois par sa forme - les moyens d'expression utilisés (danse, choix des musiques et travail du son, théâtre - expression des regards et paroles) - et par son fond - les symboles qui en découlent. Je trouve même la tentative vaine de chercher à commenter ce spectacle par de l'écrit, il est tellement proche du "vivant" qu'on n'a l'impression que des mots "ordonnés" en phrases en dénatureraient le sens !

Pour les curieux, je préfère m'en tenir à la présentation du flyer :
« Douce Eve, mille pas me séparent de ta source..... »
Sur ces mots, débute le voyage de Tendresse, Tenace, Perception et Papillon, quatre personnages en quête d'une eau pure. Mais si le trajet et le but sont communs aux quatre protagonistes, cette course de "mille pas" se déroule surtout à l'intérieur d'eux, où chacun a ses motivations et fait face à ses propres démons.
Cette pièce est un voyage circulaire, un songe, une réflexion sur un rêve humain, le pouvoir de remonter à la source de toute chose, à la source de soi-même afin de se « recommencer ».



Photos : Samjin

Les quatre danseurs de la compagnie, Ucka, Anna, Marguerite et Thierno, gardent chacun une personnalité propre, même dans les chorégraphies collectives. Leurs individualités revendiquent leur différence et leur indépendance, mais leur quête est la même, universelle : "trouver la source, gagner en liberté, vivre davantage".

En ce qui concerne les symboles... Marguerite écrit notamment dans son blog : "Dans la pièce La source j'effectue ce geste plein de symbole pour moi, je libère mes cheveux sur scène. Ce geste peut paraître totalement insignifiant pour certains, et pourtant, il est très difficile à faire parce que inhabituel. Une coiffure Afro, des cheveux crépus libérés de leurs tresses, chignons et autres mèches, des cheveux naturels restent encore en 2006 quelque chose de honteux, d'étrange, de drôle voire de suspect."

29.4.07

All about Eve

Découverte d'un grand classique du cinéma américain des années 50 : All about Eve de Joseph L. Mankiewicz. Dans le monde du théâtre de Broadway, une star qui a atteint la quarantaine, Margo Channing (Bette Davis) est abordée par une jeune inconnue (Anne Baxter) qui parvient à l'émouvoir. Elle séduit le milieu par son innocence, sa générosité et sa modestie. Mais si tout le monde connaît les sautes d'humeur et les caprices de Margo, personne n'a réussi à sonder les stratagèmes d'Eve pour arriver en haut de l'affiche et voler la vedette à son idole. Seul le cynique critique de théâtre (George Sanders) voit clair dans le jeu d'Eve, admirant son audace et son art du mensonge.





Un chef d'oeuvre d'intelligence, d'émotion et d'interprétation, qui se révèle toujours aussi actuel aujourd'hui. Il pose la question suivante : jusqu'où est-on prêt à aller, dans le mensonge et la re-construction de soi, pour donner corps à ses rêves les plus ambitieux ? Et, en conclusion, quelles en sont les conséquences sur les rapports avec les êtres que l'on a trompés ?