C'est assez pour aujourd'hui
Samedi dernier, nous avons eu l'occasion de découvrir la TOHU, la Cité des Arts du Cirque de Montréal, grâce à un spectacle gratuit proposé par l'Atelier de recherche et de création 2008 des diplômés de l'Ecole nationale de cirque.
Conçu et "mis en piste" par Alain Francoeur avec la collaboration des six jeunes interprètes diplômés, C'est assez pour aujourd'hui s'apparentait plutôt à un spectacle expérimental au coeur duquel se trouvait l'expression corporelle et vocale (assez proche de la danse contemporaine), plutôt que le sensationnel pur que l'on attribue généralement au cirque. Il était d'ailleurs recommandé d'avoir plus de 12 ans pour y assister !
Assez paradoxalement, le mot qui me vient à l'esprit pour décrire ce spectacle est : déséquilibre. La prouesse physique des acrobates était bien sûr au rendez-vous, chacun avec sa spécialité (équilibre, trapèze, fil de fer), mais insérée dans des bribes de séquences où les artistes semblaient soit fous, soit bestiaux. Les gestes désarticulés, parfois violents ou parfois d'une douceur confuse, donnaient un effet assez hypnotisant sur le spectateur, dérangé, surpris ou amusé par la scène. Pour conceptualiser encore plus le principe d'animosité, les interprètes avaient d'ailleurs un bac d'eau où ils venaient s'abreuver en y plongeant directement le visage.
"Kaléidoscope étourdissant où 20 tableaux se chevauchent devant le miroir déformé d'une réalité imprévisible : quête d'amour, violence, réussite, peur de la mort, engagement, s'alignent sur le fil tendu entre l'humour et le drame, la danse et le cirque, le spectacle et la vie.
Un "reality show" acide plus faux que nature, à voir comme on lit un journal avec intérêt et curiosité, détachement, interrogation, dégoût et envie de hurler, pour se rendre compte que la vie donne parfois le vertige au point de nous faire dire, C'est assez pour aujourd'hui."
Alain Francoeur
Conçu et "mis en piste" par Alain Francoeur avec la collaboration des six jeunes interprètes diplômés, C'est assez pour aujourd'hui s'apparentait plutôt à un spectacle expérimental au coeur duquel se trouvait l'expression corporelle et vocale (assez proche de la danse contemporaine), plutôt que le sensationnel pur que l'on attribue généralement au cirque. Il était d'ailleurs recommandé d'avoir plus de 12 ans pour y assister !
Assez paradoxalement, le mot qui me vient à l'esprit pour décrire ce spectacle est : déséquilibre. La prouesse physique des acrobates était bien sûr au rendez-vous, chacun avec sa spécialité (équilibre, trapèze, fil de fer), mais insérée dans des bribes de séquences où les artistes semblaient soit fous, soit bestiaux. Les gestes désarticulés, parfois violents ou parfois d'une douceur confuse, donnaient un effet assez hypnotisant sur le spectateur, dérangé, surpris ou amusé par la scène. Pour conceptualiser encore plus le principe d'animosité, les interprètes avaient d'ailleurs un bac d'eau où ils venaient s'abreuver en y plongeant directement le visage.
"Kaléidoscope étourdissant où 20 tableaux se chevauchent devant le miroir déformé d'une réalité imprévisible : quête d'amour, violence, réussite, peur de la mort, engagement, s'alignent sur le fil tendu entre l'humour et le drame, la danse et le cirque, le spectacle et la vie.
Un "reality show" acide plus faux que nature, à voir comme on lit un journal avec intérêt et curiosité, détachement, interrogation, dégoût et envie de hurler, pour se rendre compte que la vie donne parfois le vertige au point de nous faire dire, C'est assez pour aujourd'hui."
Alain Francoeur
















































